DANTON Georges, Jacques


Avant la révolution 
  Arrivé à Paris, Danton épouse Gabrielle: la fille du patron du café du Parnasse, Place de l'école à Paris. Originaire de la champagne, robuste, le visage abimé par des accidents dus à sa jeunesse turbulente et à une variole, il n'est pas beau mais son caractère, sa voix de stentor et sa vitalité le font aimer des femmes. Il achète en 1787 une charge d'avocat au conseil du roi. Il s'est spécialisé dans les affaires de vérifications de titre de noblesse, et il en profite pour s'attribuer une particule : d'Anton. 
Pendant et après la révolution 
En 1789, au cours d'une réunion du District des Cordeliers, Danton appelle les parisiens à prendre les armes, s'affirmant d'emblée comme un meneur de classes populaires. Plus tard, membre de la Commune et du Directoire du département de Paris: Il prend la tête de l'agitation républicaine (1791). Substitut du procureur de la Commune, ministre de la justice et membre du conseil exécutif provisoire, au lendemain de l'insurrection du 12 août 1792, Danton est fait le chef du gouvernement insurrectionnel. Il fait face à l'invasion prussienne tout en pratiquant la terreur. Instigateur de la levée en masse et créateur du tribunal révolutionnaire, membre du comité de salut public, il est ensuite attaqué par les Girondins et n'ayant pas su réduire les insurrections il est écarté du pouvoir au profit de Robespierre.
Il reprochera à celui-ci sa politique de la terreur, Robespierre et Saint-just au nom de la vertu se débarassent de lui et de ses amis en les décrétant d'arrestation. La popularité de Danton ne peut l'empêcher d'être guillotiné le 5 avril 1794 en compagnie de Camille Desmoulins avant de monter sur l'échafaud il dit au bourreau : "Tu montreras ma tête au peuple, elle en vaut la peine." Ce qu'il fit...