Camille DESMOULINS

Avant la révolution 
  Camarade de Robespierre au collège Louis-le-Grand, il s'inscrit en 1785 au barreau de Paris. Ses clients sont rares et, de plus il bégaie. Il ne fait preuve d'éloquence qu'au Palais Royal ou il passe la majeure partie de ses journées. Son rêve est de devenir un grand poète et il a un beau talent de plume. Il se trouve une muse en la personne de Mme Duplessis, femme d'un commis des Finances, mais sa vertus et son peu d'intérêt pour ce soupirant jaune et maigre, coiffé de mèches noires toutes raides le cantonne au rôle d'ami de la famille. Il se consolera en tombant amoureux de sa fille. 
Pendant et après la révolution 
Il prend une part prépondérante au soulèvement populaire de juillet 1789. Journaliste (Les révolutions de France et de Brabant), clubiste aux cordeliers, il participe à la chute du roi lors de l'insurrection du 10 août 1792. Député de Paris à la convention, fondateur et animateur du vieux Cordelier (1793) il soutient Danton et les indulgents qui protestent contre le régime de la terreur maintenu par Robespierre. Il sera donc exécuté avec eux sur "ordre" de Robespierre (son ami d'enfance). 
Sur la charrette qui le mène au supplice Camille hurle : "Peuple, pauvre peuple, on te trompe, on tue tes amis!" mais sa douleur vient de l'idée d'abandonner sa lucile adorée et son petit Horace. Dans sa lettre d'adieu, il écrit :"Je sens fuir devant moi le rivage de la vie. Je vois encore Lucile! Je la vois, ma bien-aimée, ma Lucile! Mes mains liées t'embrassent et ma tête séparée repose encore sur toi ses yeux mourrants."