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Ce sont 1200 députés venus de toute
la France qui sont appelés nominativement du vestibule pour entrer
dans la salle des Menus-Plaisirs où vont se tenir ces Etats généraux
devant plus de 2000 spectateurs. Cet appel dure plus de trois heures et
c'est une population assez hétéroclite qui fait son entrée…
Les 300 représentants du Clergé, les 300 de la Noblesse et
les 600 représentants portent une tenue bien différente.
Il convient de remarquer que les représentants du Tiers Etat
ne sont en aucun cas issus de milieux pauvres ou indigents, la plupart
sont des bourgeois : médecins, commerçants ou industriels…
Ainsi, sur six cent représentants du Tiers Etat on ne trouve qu'un
seul paysan. |
Tout commence avec le Discours royal largement applaudi
mais qui ne laisse pas supposer une volonté de réforme :
Le discours du Roi se veut conciliateur mais délibérément
conservateur.
Barratin, le Garde des Sceaux prend ensuite la parole mais la foule
attend avec impatience Necker qui devrait trancher le problème du
vote par tête plutôt que par ordre. |
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En fait, le discours de Necker ne sera qu'un cours
magistral de financier qui ennuie tout le monde et le vrai problème
du vote par tête est repoussé à plus tard.
Le Roi se lève ensuite mettant ainsi un terme à la séance.
Aucun des trois ordres n'a pu s'exprimer, sans doute craignait-on l'impertinence
du Tiers Etat.
Les réunions qui se tiennent le soir même entre représentants
des divers ordres conduisent à former trois groupes distincts au
sein de l'assemblée. (Le premier jour les représentants des
divers ordres étaient placés selon les régions et
non selon l'ordre représenté. Cette décision a une
grande importance puisqu'elle détermine les débats contradictoires
qui vont avoir lieu ensuite… |