L'édition des livres imprimés au XVIIIe siècle 

Au XVIIIe siècle le livre imprimé devient un vecteur de la philosophie des Lumières. La production du livre imprimé est en forte progression, en France à l'époque de la Révolution 2000 titres sont imprimés chaque année. On se trouve face à lémergence de nouvelles catégories de livres : livres de science rendus plus accessibles au public et plus illustrés comme l'Histoire naturelle de Buffon, 38 volumes imprimés par l'Imprimerie Royale en 1749 ; le livre de voyage progresse rapidement, on assiste à un réel attrait pour les terres lointaines.
Le grand ouvrage du XVIIIe siècle reste l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert qui a recours à de nouvelles méthodes de commercialisation : affiches publicitaires, souscriptions, prospectus.
Le XVIIIe siècle voit aussi l'apparition de la bibliophilie et de grandes collections avec un art de la reliure qui brille particulièrement. L'apparence du livre se modifie : apparition des petits-formats, du format in-Octavo avec des notes en bas de page, le titre évolue également dans sa présentation et sa longueur. L'illustration est représentée par le burin ou l'eau-forte avec l'apparition de la couleur à la fin du siècle.
Des dynasties d'imprimeurs, libraires, relieurs, papetiers se créent comme celle des Didot qui marquent le monde de l'édition avec les éditions de classiques, Virgile, Racine et la Bible ainsi qu'avec un nouveau caractère, utilisant également la stéréotypie pour ses publications. Charles-Joseph Panckoucke fonde également un empire éditorial, s'alliant avec des libraires et éditeurs étrangers.
C'est l'époque où des nouveaux lieux de lecture se développent avec des bibliothèques, 18 à Paris à la veille de la Révolution, et surtout les cabinets de lecture.
Les premières années de la Révolution apportent au livre et à la presse, très développés pendant tout le siècle, une liberté qui sera de courte durée.